Jeanne Taris

Jeanne Taris

Lauréate du prix Leica Galleries International Portfolio Awards, Jeanne Taris vient de voir son travail sur les Gitans de Perpignan paraitre dans le magazine LFI – Leica Fotografie International.

Jeanne vient aussi d’être invité au Leica Store Kuala Lumpur pour parler de son travail.

Cliché Magali Maricot

Chez les gitans du quartier Saint-Jacques de Perpignan, on ne prend pas les fêtes à la légère – et surtout pas les fêtes de fin d’année. « Pour Nöel et le jour de l’An, c’est tout le quartier qui se met en branle », explique Jeanne Taris, une photographe qui a réussi à se faire accepter dans ce quartier replié sur lui-même, où tout le monde se connaît.

Cela fait maintenant deux ans que la photographe passe la fin du mois de décembre dans ce dédale de ruelles, découvert par hasard en septembre 2016 à l’occasion du festival de photos de Perpignan, Visa pour l’image. « J’avais pris un jeune en BlaBlaCar, qui m’avait parlé de Saint-Jacques en me déconseillant un peu d’y aller, ce qui m’a forcément donner envie de m’y pointer », rembobine la photographe. « J’ai alors commencé par nouer des relations avec des femmes gitanes dans les rues, tout en ayant mon appareil autour du cou – je ne cache jamais pourquoi je suis là », détaille Jeanne. Du coup, plutôt que de passer tout son temps au festival de photojournalisme, la photographe papote dans Saint-Jacques et se fait accepter dans ce quartier pas facile, gangrené par la drogue et la pauvreté.

Trois mois plus tard, pour le Noël cuvée 2016, voyant qu’aucun de ses quatre enfants ne seraient présents, la « payo » (comprendre la non-gitane) fait la route jusqu’à Saint-Jacques et se fait inviter par les habitants du quartier pour clôturer l’année avec eux. « Les fêtes sont très importantes pour les gitans, a pu observer la photographe. C’est notamment un lieu de rencontres pour les jeunes, qui nouent des relations sous le regard protecteur des mères et des grands-mères. Puis cela permet aux gens de se retrouver. »

Jeanne vit alors un Noël à la sauce gitane, où la fête n’est pas fixée dans une maison, mais consiste à déambuler au gré des affinités d’un immeuble à un autre tout au long de la nuit. Alors que les filles ont sorti leur plus belles tenues, les garçons se demandent déjà ce qu’ils porteront au Noël prochain, pendant que les plus petits jouent déjà aux grands sous l’objectif de la photographe, dont nous publions ci-dessous quelques clichés.

Extrait de https://www.vice.com

Perpignan_St Jacques_ Décembre 2016_Noël_ Les jeunes filles ont passé une partie de la journée à se préparer.

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