Zak BEAUVOIS

Petites Solitudes Océaniques

« C’est avec soin qu’il laissait à quai tout objet pouvant nuire à la contemplation qu’il était venu vouer au présent. Pour se reconnecter au monde, il lui fallait se débarrasser du superflu. Pas d’électronique à bord, s’il n’avait que quelques jours pour se déconnecter, il voulait les vivres pleinement. Aussi, il emportait le minimum de nourriture et de boisson, un petit recueil rouge d’Apollinaire et Darwin n’est pas celui qu’on croit de Patrick Tort. Il ne savait pas bien où le vent le mènerait, il devait quitter les hommes un moment, il avait été trop longtemps seul dans la ville et au travail. Ici, il le serait oui mais, de manière bien différente. Cette solitude serait-elle oppressive ou amicale ? Il ignorait qu’en la regardant nue, elle deviendrait sa meilleure amie lui dévoilant un tout autre visage du monde.


Petites Solitudes Océaniques est une nouvelle qui aborde, par le texte et l’image, le sujet de l’expérience philosophique du Sentiment Océanique. Le Sentiment Océanique est ainsi nommé par Romain Rolland lors d’une correspondance avec Sigmund Freud dans les années 1920 et comme l’a décrit ce dernier dans Malaise dans la civilisation, c’est une expérience spirituelle quasi mystique de « sentiment d’union indissoluble avec le grand tout, et d’appartenance à l’universel ».Petites Solitudes Océaniques c’est le jour d’un homme seul en mer visité par ce sentiment. S’abandonner à vivre. Un état de conscience modifié où le présent, la solitude et la nature lui révèlent leurs vertigineuses richesses.

Photographe indépendant né en 1997, Zakary Beauvois grandit en Normandie. De la campagne à la mer il vit proche du dehors, loin de la ville. Tout juste adulte il quitte le nid et s’envole pour un premier voyage avec son ami Nans : le Cambodge. Ils y traversent la forêt des monts Cardamomes à moto et vivent, perdus dans la jungle, sans doute leur toute première liberté au sein du grand dehors. Sa quête de découverte l’emmène ensuite dans les caraïbes où il rejoint son père avec qui il navigue quelques mois et rallie Cuba. Premier voyage en solitaire, il rejoint l’Ontario et les grands Lacs  canadien où il travaille chez l’habitant sur la construction d’une maison en paille. La photographie l’accompagne dès ses premiers voyages et il s’exerce l’oeil.

De retour en Europe, il s’installe au Havre, il enchaine des petits boulots et se forme comme matelot pour gagner sa vie. Il photographie tous les jours, son regard s’étoffe.Plusieurs road trip à travers l’Europe l’accompagneront jusqu’à ses vingt ans, il réalise ses premiers travaux de photographiques. En 2019 après de nouveaux voyages entre l’Islande et le Maroc il ressent le besoin d’arrêter ses allers et venus en avion et s’installe à Rouen pour prendre le temps d’apprécier toutes les images et les histoires vécues durant ces quatre années. Mais il y passe peu de temps, préférant les pérégrinations d’un mode de vie nomade entre mer et forêt. Son regard se tourne vers les petites choses et le sauvage, qu’ils soient lointains ou proches, « Vivre en éternel émerveillé ».

Petites Solitudes Océaniques est une nouvelle qui aborde, par le texte et l’image, le sujet de l’expérience philosophique du Sentiment Océanique. Le Sentiment Océanique est ainsi nommé par Romain Rolland lors d’une correspondance avec Sigmund Freud dans les années 1920 et comme l’a décrit ce dernier dans Malaise dans la civilisation, c’est une expérience spirituelle quasi mystique de « sentiment d’union indissoluble avec le grand tout, et d’appartenance à l’universel ».Petites Solitudes Océaniques c’est le jour d’un homme seul en mer visité par ce sentiment. S’abandonner à vivre. Un état de conscience modifié où le présent, la solitude et la nature lui révèlent leurs vertigineuses richesses.

zakbeauvois.com

Lieu d’exposition
La Cymaise
1 rue Montmorency, 76600 Le Havre
06 79 18 75 02
Horaires d’ouverture
Dans l’attente de confirmation

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