Anne KUHN

FEMINAE SINGULARES

Du 2 AVRIL au 3 MAI
ABBAYE DE GRAVILLE
53 Rue de l’Abbaye
76600 Le Havre
Horaires
TOUS LES JOURS (sauf le mardi) du 2 avril au 3 mai
10 h – 12 h 30 et 13 h 45 – 18 h

https://www.instagram.com/annekuhnphotography/
https://www.annekuhn.fr/

À 35 ans, après un parcours de danseuse professionnelle entre autre chez Merce Cunningham à New York, Anne Kuhn décide de faire de la photographie son métier.

En 2002, elle approche le Festival des jeunes réalisateurs de Saint-Jean-de-Luz et propose sa première galerie de portraits qui lui permet un contrat avec Gamma. Conjointement, elle intègre plusieurs tournages comme photographe de plateau. Durant les années de photographie pour la presse et le cinéma, son écriture artistique s’affirme.

Pour mettre en scène ses portraits, elle met en application ce qu’elle apprend sur les plateaux aux côtés des équipes image pour maîtriser un contrejour, sculpter la lumière à l’aide de fumigènes ou exploiter un clair-obscur.

Son univers prend forme tout en s’inspirant de la construction baroque et l’éclairage contrasté conformes au 17e siècle. Une découverte est décisive dans ce qui devient désormais sa forme d’expression : « Prenez soin de vous » de Sophie Calle révèle la possibilité de raconter une histoire personnelle à un public anonyme.

Simone (Veil) par Anne Khun
Simone (Veil) par Anne Khun

FEMINAE SINGULARES

Un kaléidoscope inattendu de femmes ayant marqué la petite et la grande Histoire, sans difficulté de reconnaissance mais souhaitant exister pour ce qu’elles furent.
Portrait après portrait, la série tente de montrer l’évolution de la place des femmes à travers les siècles.
Elles sont d’époques, de pays, de contextes différents mais seule la subversion les a distinguées, parfois au péril de leur vie.

Mary Agnès par Anne Kuhn
Mary Agnès par Anne Kuhn

Au fil du temps, les aspirations restent les mêmes : égalité des sexes, droit à la sécurité, à l’éducation, à la liberté de s’exprimer, à la reconnaissance tant intellectuelle, artistique que sportive.

2000 ans d’Histoire certes, mais y a-t-il une avancée réelle grâce aux combats menés ?…
La solution viendra-t-elle des femmes ?
La série tente d’y répondre. Ces femmes pour certaines inconnues, sont révélées au fur et à mesure que le regard s’aligne avec la photo.

Hildegarde (De Bingen) par Anne Kuhn
Hildegarde (De Bingen) par Anne Kuhn

Associé au clair-obscur conforme au 17è siècle qui caractérise son travail, l’artiste a réussi à recréer par un tirage inédit, un effet sfumato propre à la peinture de Léonard de Vinci. En passant de l’ombre à la lumière par des contours imprécis qui produisent un enveloppement vaporeux des formes, on suggère l’atmosphère qui les entoure pour une image en profondeur jamais vue en photographie.


Anne Kuhn sera présente à la conférence sur les Femmes photographes à la Médiathèque Oscar Niemeyer le JEUDI 20 MARS de 18 h 30 à 20 h.
Entrée libre.


ALAIN LABOILE – Invité d’honneur

la famille

Du 21 MARS au 19 AVRIL
Galerie du Théâtre de l’Hôtel de Ville
Place Jacques Tournant, Le Havre

Horaires
Du mardi au vendredi : 12H45 -18H30
Mercredi : 9H30 -11H30 12H45-18H30
Samedi : 14H -18H
TÉL. : 02 35 19 48 24

https://www.instagram.com/alainlaboile/
https://laboile.com

Sculpteur, photographe et père de six enfants,
Alain Laboile a entamé un album de famille en 2007, à l’âge de 39 ans.
La série « La Famille » était au commencement son trésor intime. Cet autodidacte qui ne possède qu’une photo de sa propre enfance, désirait simplement marquer le temps qui passe avec les siens.


De sa cabane-atelier, sur un terrain isolé dans le sud de la France, Alain Laboile s’est mis à observer et à photographier les jeux insouciants de ses enfants. Sans mise en scène, le père-photographe les saisit en symbiose avec la nature. La maison, la prairie, les bois, le bassin sont autant de scènes à ciel ouvert où les forces telluriques semblent gagner les jeunes corps en mouvement. Sculpteur de formation, Alain Laboile voit plus large que le sujet, il donne du relief aux images en soulignant un arrière-plan où se cache toujours un trésor, un mystère, un enfant perché dans un arbre.

Alain Laboile - Série La Famille

Ces photos agissent comme un élixir de jouvence. Elles nous renvoient à l’ « état de nature » imaginé par les philosophes au XVIIème siècle. Quand le monde était jeune, seules les pulsions importaient. Les enfants libres et parfois nus s’affranchissent de la pesanteur quotidienne. Exercice délicat que de montrer la nudité à une époque gagnée par une forme de puritanisme. A la manière de Sally Mann, sans fausse pudeur, Alain Laboile explore la chair de sa chair telle qu’elle est. Mais contrairement à l’artiste américaine, il en révèle la formidable énergie plutôt que la face troublante.

Alain Laboile - Série La Famille

L’album de famille a rapidement franchi le cadre intime pour séduire la toile. Chaque jour, des dizaines de milliers d’internautes, dans le monde entier, attendent les nouvelles images de cette « tribu » française qui vit insolemment, au bord du monde. En décembre 2012, le New York Times célèbre le talent d’Alain Laboile.

Alain Laboile - Série La Famille

Les premières expositions suivent, d’abord au Japon et aux Etats-Unis, puis en France, début 2015 quand  l’exposition  « Aux frontières de l’intime » permet à la série  La Famille d’entrer dans la collection du Musée français de la photographie.

Les images d’Alain Laboile prennent désormais leur place dans la longue tradition de la photographie de famille.