Gilles ALONSO

Poésie de l’obsolescence

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J’ai voulu photographier des structures devenues obsolètes.
Beaucoup de bâtiments sont conçus pour leur fonction et non leur esthétique. Moches mais utiles, c’est comme ça qu’ils sont acceptés par la société. Mais le jour où cette utilité cesse, la tentation est forte de les faire disparaitre du paysage. Même si une partie de ce patrimoine est parfois réhabilité, la plupart de ces édifices sont détruits. Ou simplement laissés à l’abandon, car l’indifférence coûte moins cher. Délaissés, mais toujours debouts, ils acquièrent ainsi une sorte de majesté et de poésie qu’ils n’espéraient plus..

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Ljubiša Danilović

Georgia

La Glacière
9, rue Rollon, 76600 Le Havre

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Georgia est le nom du bateau qui, en 1906, emmena à New York, un certain Ljubiša Danilović, jeune Monténégrin de dix-neuf ans, rêvant d’ailleurs. C’est à Butte, ville minière du Montana, que commence, un siècle plus tard, une conversation fictive sur le thème de l’exil, entre le photographe et son
homonyme.
Ljubiša Danilović imagine, en 2021, le trajet qui le mènera de son Monténégro natal aux États-Unis, refaisant ainsi un voyage en tous points comparable à ceux que doivent aujourd’hui entreprendre des milliers de migrants à travers le monde.
En mêlant, dans son ouvrage éponyme, des photographies de la ville de Butte, d’un Monténégro n’offrant que peu d’horizon à de jeunes adultes rêvant d’ailleurs, d’un Monténégro nostalgique – celui de son enfance -, des migrants rencontrés à Paris, Calais ou Sarajevo, et d’autres ayant passé leur vie loin de
leur pays de naissance…
Ljubiša Danilović parle d’une même voix de la petite histoire mais bien sûr aussi de la Grande Histoire de l’exil.

“Je me suis efforcé de répondre, en images, au cheminement émotionnel
de mon homonyme, à travers cette expérience qu’il fait du déracinement”.

Alternant textes et photographies, N&B et couleur, regard d’auteur et travail documentaire, Georgia est une relation épistolaire imaginaire, sur le thème de l’exil, mais également et avant tout est une mise en perspective historique du phénomène migratoire.

“Plus que ce qui lui était arrivé et ce qu’il était devenu, ce qui m’intéressait
surtout, c’était de questionner les conséquences psychiques du déracinement
et de l’acculturation. Plus que la singularité de son parcours, je souhaitais
appréhender quelque chose du caractère universel des migrations. J’ai donc
mené une dizaine de longues interviews d’exilés d’origine, d’âge et de sexe
différents, ne faisant pas de distinction entre eux, qu’ils aient quitté leur pays
par nécessité, par envie ou par amour. Leurs confidences m’ont inspiré pour
imaginer le voyage du jeune Ljubiša Danilovic.”