Charles Maslard

Le printemps de la photo au Havre

Charles Maslard

Préface de Chuck Walton

Comme beaucoup de copains de son âge, Charles Maslard photographie sa vie, celle de ses parents et de ses amis, entasse sans ordre des négatifs souvent mal développés dans des feuilles de « cristal pergamine ».

Quarante ans ça passe vite, les feuilles de pergamine sont devenues jaunes, certains négatifs sont collés au papier, les classeurs ont une odeur d’autrefois. Ces archives « panchromiques » sont pour Charles un terrain fertile d’expression, l’écriture est devenue un besoin. Raconter son passé, sa famille, les lieux, les déchirements, les petits moments de bonheur.

De ces négatifs qu’il prétendait sans le moindre interêt il y a quelques années, Charles a depuis révisé son point de vue. « C’est une chance pour moi de pouvoir m’appuyer sur mes images pour écrire».

La série photographique présentée spécialement pour ce parcours est une suite d’auto-portraits réalisée à son retour de Grande Bretagne.

Auto-portrait 1978 (extraits)

Nous sommes le 7 août, j’ai entendu ce midi à la radio qu’un coup d’état venait de se produire au Honduras. C’est loin d’ici le Honduras. D’ailleurs, je ne sais pas exactement où cela se situe, en haut, au milieu ou en bas de l’Amérique latine. Il faudra que je regarde sur les planisphères accrochées sur les murs de la chambre appelée par la famille « chambre aux cartes », à mi étage de la maison de ma tante.

La page sport de L’Équipe parle de la victoire de Léon et Chemarin aux 24 heures du Mans moto. Cet après-midi je vais faire des auto-portraits de moi à poil dans l’escalier.

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http://blog.maslard.fr/?p=2674

Lieu d’exposition
La Glacière
9, rue Rollon – 76600 Le Havre