Roland Grégoire

Roland Grégoire n’est pas un photographe.

C’est un pilleur d’albums photographiques qui ne respecte rien.
Il en extrait des clichés souvent ratés ou alors d’une rare platitude.
Ensuite, il les fait encadrer de manière plutôt disproportionnée (un cadre de 50X50 pour une photo de 8X6 c’est peu fréquent).

Mais surtout, et c’est là son coup de génie, il leur choisit une légende totalement décalée avec le sujet proposé.

Ce geste éminemment Dadaïste, peut provoquer l’hilarité mais aussi un important trouble émotionnel dont les plus fragiles d’entre nous se remettront difficilement.

Aimée D.

Lieux d’exposition
Le Mot Passant
62, rue Maréchal Gallieni, 76600 Le Havre
02 35 43 27 03

UNE CERTAINE IDÉE DE LA FRANCE

Olivier Richard

Là-Bas

Là-Bas est un vaste pays lointain situé au sud sud-est de Châteauroux.

Si vos pas vous mènent là-bas évitez tout contact avec les autochtones et refusez systématiquement la nourriture que l’on pourrait vous proposer.

Réfugiez-vous rapidement dans votre chambre d’hôtel et faîtes des crêpes en attendant votre rapatriement sanitaire.

Photographies réalisées Là-bas au 125e de seconde et depuis ma fenêtre.

Couleurs naturelles.

Traces marginales de pixels d’arachide et de gluten chromatique.

Lieu d’exposition
La Glacière
9, rue Rollon – 76600 Le havre

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Charles Maslard

Préface de Chuck Walton

Comme beaucoup de copains de son âge, Charles Maslard photographie sa vie, celle de ses parents et de ses amis, entasse sans ordre des négatifs souvent mal développés dans des feuilles de « cristal pergamine ».

Quarante ans ça passe vite, les feuilles de pergamine sont devenues jaunes, certains négatifs sont collés au papier, les classeurs ont une odeur d’autrefois. Ces archives « panchromiques » sont pour Charles un terrain fertile d’expression, l’écriture est devenue un besoin. Raconter son passé, sa famille, les lieux, les déchirements, les petits moments de bonheur.

De ces négatifs qu’il prétendait sans le moindre interêt il y a quelques années, Charles a depuis révisé son point de vue. « C’est une chance pour moi de pouvoir m’appuyer sur mes images pour écrire».

La série photographique présentée spécialement pour ce parcours est une suite d’auto-portraits réalisée à son retour de Grande Bretagne.

Auto-portrait 1978 (extraits)

Nous sommes le 7 août, j’ai entendu ce midi à la radio qu’un coup d’état venait de se produire au Honduras. C’est loin d’ici le Honduras. D’ailleurs, je ne sais pas exactement où cela se situe, en haut, au milieu ou en bas de l’Amérique latine. Il faudra que je regarde sur les planisphères accrochées sur les murs de la chambre appelée par la famille « chambre aux cartes », à mi étage de la maison de ma tante.

La page sport de L’Équipe parle de la victoire de Léon et Chemarin aux 24 heures du Mans moto. Cet après-midi je vais faire des auto-portraits de moi à poil dans l’escalier.

Voir l’intégralité de cette nouvelle sur

http://blog.maslard.fr/?p=2674

Lieu d’exposition
La Glacière
9, rue Rollon – 76600 Le Havre

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Dalia Gruxe

Mémoires d’une réalité contemporaine
Ces photos sont un cri d’alerte face aux modèles esthétiques stéréotypés qui se diffusent à l’échelle planétaire.
Dans cette série, ce travail associe souvent des images en dyptiques qui se renforcent ou s’opposent.
Elles interrogent le spectateur sur ce qu’il éprouve par rapport à sa propre perception du temps qui passe.
Réalisées au cours d’un périple autour du monde entre 2016 et 2017, ces photos constituent un manifeste de notre réalité contemporaine.

Lieu d’exposition
Archipel
41, rue d’Iéna, 76600 Le Havre

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Agay / Coz / Rosconval

**Abolir le temps : Le quartier Danton**

« Dans l’ombre de la reconstruction et de l’œuvre d’Auguste Perret, le centre ancien du Havre reste à l’écart, comme absent de l’imaginaire de la ville. Il possède pourtant par son architecture, son urbanisme, sa vie propre, un caractère unique, profondément emblématique de la ville.
Danton, c’est ce Havre ancien qui a survécu aux bombes et qui n’existe pas seulement dans les photographies des albums d’avant-guerre. Il est là, ce Havre d’autrefois, sous nos yeux. On le traverse pourtant trop souvent sans le voir, pour se rendre à la plage ou à la gare. Danton, c’est aussi l’histoire d’une métamorphose. Le quartier, en pleine mutation, est traversé par de multiples projets urbains : travaux, chantiers envahissent ses rues…

À travers différents procédés anciens (gomme bichromatée, cyanotype, sténopés tirés au palladium), lesquels brouillent les repères temporels du spectateur, trois photographes proposent leur interprétation du centre ancien. Tony Rosco guette son évolution. Philippe Coz capte les petits instants de rue. Louise Agay interroge la mémoire d’une ville qu’on croit trop souvent totalement disparue. »


Louise Agay, s’intéresse aux conventions temporelles qui s’attachent aux techniques photographiques, et à la manière dont elles construisent une certaine conception des lieux et du temps.
Louise.agay@gmail.com

Philippe Coz, photographe amateur, passionné par les procédés photographiques du 19eme siècle. Particulièrement Inspiré par la démarche du mouvement pictorialiste ( lutter contre la standardisation),nombre d’expérimentations pour espérer maitriser ces techniques historiques et s’en libérer, et ainsi finaliser un tirage en tant que pièce unique.
philzoc@free.fr
philippecoz.fr

Tony Rosconval est passionné d’images. Il adore partager autour de sa passion au sein du club photo qu’il anime depuis plusieurs années. Las de remplir les disques durs, il s’oriente vers l’argentique et découvre, par le biais de son pote Phil, des procédés bien plus anciens. Le bleu de prusse caractérisant le cyanotype attise sa curiosité : le tirage de ce procédé devient une évidence.
Roscot76@gmail.com

Lieu d’exposition
Archipel
41, rue d’Iéna, 76600 Le Havre

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David hauguel

ABISILIS
Cela vient des abysses.
C’était dans l’attente.
C’est une submersion du rivage intérieur.
Tirages argentiques 18×24 ilford RC
Prise de vue : Canon A1, Kodak Brownie Box

Lieu d’exposition
La Glacière
9, rue Rollon – 76600 Le Havre
www.laglaciere-lh.fr

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Jérémy Le Normand

Le Havre est petit

Dans le cadre de cette série, j’ai fait de la ville du Havre mon terrain de jeu pour laisser libre cours à mon imagination, en faisant interagir les figurines et certains lieux marquants de la ville. Le but est de jouer avec les échelles et de donner vie à ces personnages à travers des petites scènes mêlant humour et poésie dans les décors de la ville du Havre, personnage à part entière de cette série.

Lieu d’esposition
LoHo Le Local Shop
165, rue de Paris – 76600 Le Havre
02 35 42 55 59
https://loho.fr

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Pierre Gaucher

Pierre Gaucher

Vit à Pacé près de Rennes.

Pratique la Photographie depuis 1971, date de son premier Instamatic à « flashcube ».

A toujours été très mauvais en portraits. Sa préférence allant plutôt vers les paysages graphiques ou ses potes faisant des pirouettes en moto.

En 2014 s’armant d’un grand courage, il décide de participer à un concours de portraits sur le thème du don. Il le gagnera. Grace à une botte secrète, ni vue ni connue: il glisse une ardoise entre les mains de ses sujets leur demandant d’écrire ce qu’ils veulent, de se prénommer, et leur âge.

Et depuis ce temps, il ne s’arrête plus de faire des portraits à l’ardoises.

Il les collectionne.

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Lieux d’expositions
Le Chat Bleu
6, rue du Roi Albert, 76310 Sainte-Adresse
02 35 47 10 24
Facebook

Archipel
41, rue d’Iéna, 76600 Le Havre

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Klavdij Sluban

Invité d’honneur de l’exposition Are You Experiencing 2018

KLAVDIJ SLUBAN expose TRANSVERSES

Photographies réalisées dans les Balkans (Albanie, Turquie, Bulgarie, région du Kosovo), en ex-URSS (Russie, Ukraine, République autoproclamée et indépendante d’Abkhazie, République autoproclamée et indépendante de Transdniestrie), dans les îles Caraïbes (Haïti, Cuba, République Dominicaine, Porto-Rico) et à Jérusalem.

Klavdij Sluban est un voyageur hors saison. De pays jugés peu fréquentables, trop pauvres, trop tristes et gris, il ramène sa moisson d’images, toujours en noir et blanc. Sa photographie s’appuie sur le temps et sur les gens qu’il ne songe pas à dévisager. Sluban n’est pas un paparazzo du réel. Il est photographe à hauteur d’homme, conscient des frontières mouvantes d’une profession qui permet beaucoup d’inteprétations, y compris les plus bêtes. D’où ses interrogations récurrentes, conduisant parfois à de longs silences, comme s’il doutait soudain de ses forces au seuil de son propre regard. Ce silence intérieur, qui fonde l’ensemble de ses photographies, est justement son bien le plus précieux. Car il donne vie et vue à ceux qui, en Haïti, à Cuba ou dans les républiques autour de la mer Noire, s’obstinent à exister loin de nos clichés de réussite sociale. Il serait vain cependant de chercher dans ses images un quelconque appel à témoin.   

À l’Est comme à l’Ouest, Sluban travaille en solitaire, l’esprit libre, sans autre engagement que le sien, et sans l’espoir d’arrangement. Il n’explore pas la réalité à seules fins qu’elle s’accorde à ses désirs ou à l’actualité -cette réalité dont nous oublions la matérialité même tant elle est mise en scène, 24 heures sur 24, pour nos beaux yeux fatigués. Impossible de déceler sous l’objectif de Sluban matière à sensations, puisque l’important est pour lui de rendre compte de ce qu’il a vu, non de ce qu’il aurait fallu voir.

Ses outils : une bonne paire de chaussures, une boîte noire, son Leica, dans la poche un livre et sa fidèle boussole. Entre deux allées et venues, il raconte un peu de lui, de son enfance à la campagne, de sa décision d’être photographe, de ces lieux qui l’ont marqué.

Lieu d’exposition
Théatre de l’Hôtel de Ville
Place Jacques Tournant, 76600 Le Havre
02 35 19 45 74

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