CHARLES LEFRANCQ

L’ÂME

CaféInk – du 1 avril au 30 avril
99 Rue Paul Doumer, Le Havre

Horaires
lundi – mardi – mercredi – jeudi – vendredi – samedi
12h à 19h

L’épée, emblème guerrier des temps obscurs et oubliés, arme des duels, est arrivée jusqu’à nous. Comme exhumée d’un tombeau, on la découvre fascinante, avec l’envie de la prendre en main pour se sentir puissant. Dans le prolongement du bras, elle peut devenir mortelle ou justice. Elle est le symbole de cette dualité. Elle a traversé les siècles mais sa lame exalte toujours le chaos passé. Côté acier, on veut la posséder, côté photo, on n’y touche pas, on l’observe pour découvrir ce qui émane d’elle. Je la voulais brute, sans manière, cabossée par le temps mais elle devient miroir, dans lequel on entrevoit le passé qui adoube le présent. Elle se nomme l’Argentée.

ALAIN BLONDEL

CREAPOLIS – du 1 avril au 30 avril
79 Avenue René Coty, Le Havre

Horaires
mardi – mercredi – jeudi – vendredi
9h30 à 12h et 14h à 18h30
Samedi
9h30 à 12h et 14h à 18h

Depuis des années je photographie les mains de l’homme au travail dans différents pays du monde lors de mes voyages photo. J’ai décidé pour ARE YOU EXPERIENCING d’exposer une petite sélection d’images qui me tient particulièrement à coeur . Vous ne verrez que des mains , mais je n’ai pas oublié les visages qui y sont associés !

CHRISTOPHE GUÉRIN

ATLAS

Le Bistrot – du 1 avril au 30 avril
116 Avenue René Coty, Le Havre

Horaires
lundi – mardi – mercredi – jeudi – vendredi – samedi
17h à 23h

Un diaporama avec des baigneurs, des automobiles, des fleurs sauvages, des maisons, des nuages, des lumières qui se reflètent dans l’eau d’un lac, des arbres, des passants, des skieurs, des ponts, des lettres en couleur, des rues encombrées, des couples qui se tiennent la main, des parcs, des hôtels, des feux d’artifice, des terrasses de café, des enfants qui jouent, des monuments, des plantes tropicales, des autobus, des promeneurs solitaires…

MYRIAM LEBOURG-KHITAS

TÊTES À CLICS

The Architect – du 1er avril au 30 avril
55 Quai de Southampton, Le Havre

Horaires
lundi – mardi – mercredi – jeudi
17h à 00h
vendredi – samedi
11h à 01h
dimanche
11h à 23h

Pour sa première exposition, Myriam Lebourg-Khitas, qui évolue au quotidien dans un milieu de photographes, a souhaité mettre en lumière ces hommes qui passent leur temps à photographier les autres ou le monde qui les entoure… C’est ainsi que, dans la lumière de son studio personnel et sur fond noir, elle monte cette galerie de portraits de photographes de tout poil, venant d’horizons différents, aussi bien photographe animalier, photographe de rue, grand reporter, photographe d’évènements…

ROGER LEGRAND

PORTRAITS

Le TETRIS – du 1er au 30 avril
Fort de Tourneville, 55 rue du 329ème, Le Havre

Horaires
mercredi – jeudi – vendredi – samedi
13h à 18h

Vernissage vendredi 1er avril 18H30

Site : www.bbflirt.com

Dans le vaste champ de la photographie Roger Legrand assume son affection pour le portrait. Portraits principalement éclairés des lumières du studio. Depuis longtemps, d’espaces précaires en lieux de création, il maintient vivant un dispositif et y produit ses images. Avec les modèles la rencontre est souvent frontale, le vivant se pose et impose à la lumière sa singularité. Dans ce contexte réel et sublimé les écueils sont nombreux et l’image de l’autre se révèle aussi fragile pour le sujet que pour le photographe… Pas de demi-mesure, Il faut aimer ou oublier, le choix se fait ! Cette exposition est également l’occasion de découvrir une sélection de photographies créées dans le voisinage même du lieu qui les expose.

PATRICK MICHEL

BAISSE LES YEUX VERS LE CIEL

Carré du THV – du 9 avril au 7 mai
Place Jacques Tournant, Le Havre
02 35 19 45 74

Horaires
Tous les jour sauf dimanche et lundi de 12h45 à 18h30
mercredi matin de 9h30 à 11h30

Diplômé des Beaux-Arts du Havre en 1976, ce normand au cœur breton cultive l’art de garder les pieds sur Terre et la tête dans les étoiles, réalisant avec la même passion les fresques de la Ménagerie du Jardin des Plantes de Paris que la décoration du Planétarium de Rennes.

BAISSE LES YEUX VERS LE CIEL
Avec son exposition photographique « Baisse les yeux vers le ciel », Woody nous invite à plonger dans son univers abstrait et poétique, à travers ces miroirs d’eaux des bois dont le fond, la surface et le reflet répondent aux troubles et lumineux vertiges des profondeurs de notre âme et de son imagination. La forêt de Lann ar Waremm, située près du littoral trégorrois en Côtes d’Armor, compte depuis de nombreuses années un nouvel oiseau. Cela fait bientôt vingt-sept ans que Patrick Michel, Woody pour les intimes, a fait de ce bois son territoire, et il en connait chaque recoin. Amoureux des arbres, ami des animaux, il n’est redoutable que pour les champignons, qui n’échappent pas à son oeil aguerri. C’est probablement en scrutant le sol avec attention, lors d’une énième cueillette, qu’il s’est laissé happer par les flaques et leur invitation au voyage en trois dimensions. Car non content d’être un rêveur sylvestre, Woody est aussi un artiste aux multiples facettes.


JEAN-MICHEL LERAT

COULURES

Happy Dock – du 1 avril au 30 avril
Hôtel Mercure, Centre Bassin du Commerce, Chaussée Georges Pompidou, Le Havre

Horaires
lundi – mardi – mercredi – jeudi – vendredi – samedi – dimanche
12h à 14h30 et 19h à 22h30

Retraité de la presse havraise où j’ai été photojournaliste, je continue à photographier en éliminant le côté humain de mes clichés pour privilégier le graphisme.

JEAN-MICHEL LELIGNY

2°20, LA FRANCE PAR LE MILIEU

Médiathèque Oscar Niemeyer – du 9 avril au 7 mai
2 Place Niemeyer, Le Havre

Horaires
mardi – mercredi – jeudi – vendredi – samedi
10h à 17h
Visite guidée de l’exposition le 30 avril à 16h suivie d’une dédicace à 17h

Site : www.leligny.fr

Né en 1959, après une formation BTS photo à l’Ecole Nationale Louis Lumière, Jean-Michel Leligny est devenu photographe indépendant et journaliste. Dans ces derniers travaux, il associe photographie et écriture sous différentes formes visuelles, pour rendre compte de notre rapport au monde, s’interrogeant sur notre environnement, le temps qui passe, la féminité. Que ce soit pour QUARANTE, (travail sur les femmes de 40 ans en cours) ou « Tentation de disparition », il se sert de son histoire personnelle pour y puiser une histoire universelle qui interroge les rapports entre l’homme et la nature dans une approche poétique où le verbe tient une place toute particulière. « A l’époque des smartphones, des disques durs saturés d’images, que reste-t-il à photographier sinon notre âme ? »

2°20, LA FRANCE PAR LE MILIEU

2°20 est la longitude du méridien de Paris. Il traverse la France en son milieu, de Dunkerque jusqu’à la frontière espagnole. Ce méridien était autrefois la référence des navigateurs français, et a servi à la détermination du mètre-étalon. Il a été abandonné comme base de mesure universelle au profit du méridien de Greenwich en 1884. Pour commémorer le nouveau millénaire, il est devenu “Méridienne Verte”. Il traverse 8 régions, 20 départements et 337 communes, part de la mer pour arriver en montagne. C’est une ligne idéale pour rendre compte de ce qu’est la France aujourd’hui. C’est ainsi que l’espace d’un été, je suis devenu photographe cycliste, à la rencontre de cette France du milieu. Un voyage de près de 1800 km sur cet axe Nord-Sud pour se confronter à un monde réel, sans fard, en toute simplicité, pour partir à la rencontre d’une France que l’on ne connaît plus, loin des cartes postales et des représentations médiatiques. J’ai choisi de photographier la France ordinaire, la France des petits riens, une France banale, sans à priori. Pourquoi le vélo ? Il est à la fois l’éloge de la lenteur et un moyen écologique de se déplacer. Si notre société nous oblige à « produire » et à vivre de plus en plus rapidement, jusqu’à la frénésie, les photographies de 2°20 se présentent comme des espaces de pause. Lorsque l’on est sur son vélo, on n’est plus photographe, mais avant tout un voyageur qui ressent dans sa chair, dans ses muscles, le froid, le chaud, la pluie, le vent, le relief, la douleur, l’usure des kilomètres. Il y a une confrontation physique avec la géographie, le relief, le climat… L’effort et la lenteur permettent de porter un regard différent. Ce mode déplacement, non agressif, permet la rencontre. Le cycliste devient vite sujet de curiosité, même si au départ, ce sont toujours les mêmes questions qui surgissent. D’où venez-vous, où allez-vous ? Au final, les mêmes que dans la vie : Quel est votre parcours, quels sont vos projets ? Il faut prendre un peu de temps pour échapper à cette vision réductrice de l’être humain, pour découvrir sa richesse par d’autres détours… L’ensemble du travail est réalisé au moyen format selon un protocole établi. Rouler et photographier chaque jour, quelle que soit l’envie, l’inspiration, comme un travail répétitif, une ascèse. Une seule prise de vue à chaque fois, réalisée sur trépied. Des prises de vue frontales, des personnages photographiés de face, comme s’ils étaient spectateurs du vélo qui passe, sans aucune mise en scène, un peu comme une photo de famille.

NATHALIE GENT

A L’AUBE DU SILENCE

Le Chat Bleu – du 1er avril au 30 avril
6 Rue du Roi Albert, Sainte-Adresse

Horaires
jeudi – vendredi
12h à 14h et 16h à 23h
samedi
12h à 14h et 16h à 20h
dimanche
16h à 18h

Instagram : www.instagram.com/nathalie_gent

Le souffle des pierres m’enferme.

Je respire au-delà des faux semblants

Recroquevillée dans les fissures d’une vie fragmentée.

Je m’égare aux frontières de ce sillage incertain

Où palpitent des parcelles de vie.

Et je danse dans le silence caché de mon âme.

PIERRE LENOIR VAQUERO

SUR LA PLAGE

La Cave à Bières – du 1er avril au 30 avril
1 Rue des Gobelins, Le Havre

Horaires
mardi – mercredi – jeudi – vendredi – samedi
14h30 à 19h

Au Havre où la mer s’invite presque dans la ville, où le balai incessant des bateaux nous rappelle notre évolution vers toujours plus, où la nature des hommes s’en prend à celle du large, ce sentiment d’appartenance à beaucoup plus grand, à l’étendue, à infiniment plus vaste n’est pas une évidence d’emblée. C’est dans un mouvement lent mais certain, au milieu du superficiel, que le regard sait, que le regard suit, que le regard fuit et s’enfuit enfin, et libère. On s’impatiente sur les détails de nuages diformes qui se déploient aux grés des vents et des rayons, qui se renouvellent sans cesse, à travers la vision desquels chacun explore son monde intime. On oberve la danse contrainte des oiseaux. On aperçoit grandir l’onde de chaque vague dont l’oscillation nous rappelle notre propre respiration, avant d’aller interroger plus longuement l’horizon chargé de chaque élément dans tout son mystère et sa vérité. C’est là au moment où le tumulte d’avant devient vague face à la mer, qu’un son unique apparait, jusqu’à l’harmonie essentielle du nous et du tout.